Accueil » Agenda, Mais aussi, Section adulte

Club de lecture – Lundi 9 février 2026 de 14h à 15h30

Pas encore de commentaire

Club de lecture

Lundi 9 février de 14h à 15h30

Le club de lecture se réunit tous les mois pour échanger des suggestions de lectures, des compte-rendus, des coups de cœur et des lectures d’extraits… Retrouvez ces livres et vérifiez leur disponibilité dans notre catalogue.

Compte-rendu du 12 janvier 2026

La libraire du Caire / Nadia Wassef
En 2002, trois femmes décident de créer ensemble une librairie au Caire. Ce texte relate les succès et les difficultés de cette entreprise. Succès, au point de créer plusieurs succursales dans la ville. Difficultés d’ordre multiple. Car aux problèmes inhérents à ce type de commerce, viennennt s’en ajouter d’autres, propres à l’Egypte contemporaine : la misogynie, les tracasseries administratives, la corruption, la censure parfois stupide, et j’en passe. Et aussi, l’histoire mouvementée du pays. En arrière-plan, le portrait d’une société très inégalitaire, et secouée par des mouvements contradictoires, du printemps arabe à la prise de pouvoir par les Frères musulmans. Ce livre offre une vision intéressante d’un pays en pleine mutation, la lecture en est parfois un peu ardue, mais éclairante. (présenté par Thérèse)

Ma vie pour la tienne / Jodi Picoult
Anna est une « enfant-médicament ». Elle seule peut encore sauver sa sœur. Mais Anna ne veut plus se sacrifier… À treize ans, Anne a déjà subi de nombreuses interventions et transfusions afin que sa sœur aînée Kate, 16 ans, puisse combattre la leucémie qui la ronge depuis son enfance. Anna sait qu’elle a été conçue pour être génétiquement compatible avec Kate et qu’elle est son seul espoir. Cependant, lorsqu’on lui demande de faire don d’un rein, l’adolescente refuse. Elle veut disposer librement de son corps et ira jusqu’au bout pour se faire entendre… « Ma vie pour la tienne » est un récit choral, qui donne la parole à tous les protagonistes. Un roman subtil et profondément humain. Comme pour tous ses romans, Jodi Picoult s’inspire d’un fait réel. Je ne savais pas que cela existait, des enfants-médicaments. Cela m’a beaucoup choquée que des parents en arrivent là pour sauver un enfant. Mais bon… je peux comprendre même si je n’adhère pas à cette option. J’ai beaucoup apprécié cette histoire, le soin qu’elle met à décrire les méandres intérieurs de chaque personnage. Par contre, je trouve qu’il y a trop de descriptions techniques de la maladie. Cela alourdit le récit. (présenté par Edith)

Le livre de Kells / Sorj Chalandon
Voici une lecture riche en intérêt et en émotion. Ceux qui connaissent cet écrivain savent qu’il se raconte même si le livre s’intitule roman, il est « la vérité vraie, protégée par une fiction appropriée » comme il le dit. Chalandon avait un père très violent en paroles et surtout en actes qu’il nomme : « L’Autre ». À 17 ans il décide de fuir Lyon et la maison familiale définitivement, sa mère, incapable de prendre sa défense lui donnera quand même un peu d’argent. À partir de là, en avril 1970 et jusqu’en novembre 1973 où il se fera engager dans un nouveau journal nommé Libération, il vivra des expériences dures, passionnées, parfois extrêmes qui feront l’homme qu’il est devenu toujours en contact avec ce jeune homme qu’il a été, en souffrance, plein d’exaltation et d’une espèce de foi en la violence parce que la violence c’était répondre œil pour œil et dent pour dent à L’Autre. Il vivra dans la rue, adoptera le surnom Kells venu d’un Évangéliaire illuminé irlandais. Cette phase-là se terminera après que, au bord du désespoir, affamé, ne réussissant pas à se créer de vraies relations amicales il rencontre ceux qu’il appelle les « maos » est adopté par eux, et se retrouve enfin avec un toit sur la tête, ne devant plus mendier pour manger. C’est un groupe d’extrême gauche, à l’époque il y en avait plusieurs entre lesquels c’était parfois la guerre aussi. Cette période est très intéressante, Chalandon nous fait pénétrer dans une réalité qu’on ne peut pas connaître si on n’y a pas vraiment combattu. Ça bouillonnait dans tous les sens, des ouvriers, des étudiants, des gosses de riche, des paumés comme Chalandon se mélangeaient pour réclamer un monde idéal dont serait exclu le capitalisme et où la lutte des classes n’aurait plus d’utilité. Cela se terminera un jour pour lui, rupture difficile aussi mais l’amitié, la solidarité connues là lui auront apporté comme il le dit de se réconcilier avec l’humanité. Il continuera à vivre dans ses convictions, en abandonnera d’autres et nous offrira de très beaux livres. (présenté par Cécile)

Les vies rêvées de la baronne d’Oettingen / Thomas Snégaroff
Le titre dit déjà tout. Il s’agit de la vie de cette personne qui a réellement existé. Elle est née en Ukraine dans une famille riche qui perd sa fortune lors de la révolution russe. Elle part à Paris avec son cousin Serge Férat peintre qui est aussi son chaperon qui restera avec elle. Ils mènent une grande vie à Paris et fréquentent la Ruche, un atelier où vivent des peintres désargentés qui deviendront célèbres ensuite comme Picasso. Elle dit être née à Venise. Elle a peint, écrit des poèmes et des livres. Chaque fois sous un pseudo différent. D’où le titre. Sa vie est passionnante. C’est le Montparnasse de la Belle Epoque. On y croise Modigliani, Max Jacob, Apollinaire, Fernand Léger, le Douanier Rousseau. (présenté par Françoise)

Des gens sensibles / Eric Fottorino
D’une écriture souple et agréable, non pressée, laissant une belle place aux émotions. Mais est -ce un roman ? une impression de vécu. Une rencontre à Paris entre une secrétaire de maison d’édition (Clara) et un romancier, Fosco. S’ensuit une relation suivie. Clara fait la promotion du livre et se passionne pour l’écrivain. (présenté par Jean-Luc)

La gosse / Nadia Daams
Elle élève sa fille seule en tant que femme. Elle nous parle de l’adolescence d’une fille, de leurs relations, de l’avenir aussi. (Geneviève)

Je et Tu / Martin Buber
Un livre cathédrale à présenter en dix minutes. Les bases du langage ne sont pas des mots isolés, ce sont des couples de mots. L’une de ces bases du langage, c’est le couple Je-Tu. L’autre est le couple Je-Cela… Donc le Je de l’homme et de la femme, est double, lui aussi. Car le Je du couple verbal Je-Tu est autre que celui du couple verbal Je-Cela. « Toute vie véritable est rencontre. » Le monde de la relation s’établit dans trois sphères. La première est celle de la vie avec la Nature…le Tu que nous adressons aux créatures bute au seuil du langage. Nous apprenons des animaux. La deuxième est la vie avec les hommes et les femmes. La relation y est manifeste et explicite. Nous pouvons y donner et y recevoir le Tu. La troisième est la communion avec les essences spirituelles. Dans toutes les sphères, nous effleurons du regard l’ourlet du Tu éternel, nous en sentons émaner un souffle venu de lui, chaque Tu invoque le Tu éternel. Lecture : page 131 Les yeux de l’animal nous parlent un grand langage. Divers : La seule chose qui puisse devenir fatale à l’homme, c’est de croire à la fatalité ; cette croyance entrave le mouvement qui mène au revirement. … l’indicible confirmation qui nous est donnée du sens de toutes choses… « Il faut avoir rencontré Martin Buber pour comprendre dans le temps d’un regard la philosophie de la rencontre, cette synthèse de l’évènement et de l’éternité. Alors on sait d’un seul coup que les convictions sont des flammes et que la sympathie est la connaissance directe des âmes. C’est ici qu’intervient la catégorie bubérienne la plus précieuse : la réciprocité. » Préface de Gaston Bachelard. Un appel à l’engagement… (présenté par Jean-Jacques)

 
Rendez-vous à la bibliothèque lundi 9 février, 9 mars, 13 avril, 11 mai, et 15 juin de 14h à 15h30.

Vous êtes bienvenu(e)s même si vous n’avez pas de livre à présenter, à bientôt et bonnes lectures !

Anne-Françoise et Edith


Laisser un commentaire

Nous vous encourageons à garder une conversation courtoise et centrée sur le sujet de l'article.

Merci d'avance pour votre contribution.