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Club de lecture – Lundi 22 mars 2021

Un commentaire

Club de lecture

Lundi 22 mars

 

À l’initiative d’une de nos lectrices, un club de lecture adultes s’est formé à la Bibliothèque.

Il se réunit tous les mois, pour échanger pistes, idées de titres, coups de cœur, lectures d’extraits…

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Compte-rendu du club de lecture du 22 février 2021

Nous avons réuni les textes suivants concernant nos lectures, envoyés par mail, faute de pouvoir échanger en chair et en os.

Dans le jardin de l’ogre, Leïla Slimani
Une femme apparemment joyeuse, Adèle, heureuse avec son époux Richard. Pourtant, elle ne peut s’empêcher de collectionner les conquêtes. C’est l’histoire d’un corps esclave de ses pulsions, que rien ne rassasie. Un roman féroce et viscéral sur l’addiction sexuelle et ses implacables conséquences. (Francisco Asensio)

Les fenêtres murmurent, Dulle Griet
Dans la collection Les Mystères de Bruxelles. J’ai choisi ce roman en suivant la recommandation d’Edith en décembre 2020, parce que j’avais envie de lire un bouquin d’un écrivain bruxellois. Il fait une vraie description du quartier d’Anderlecht et de sa main j’ai suivi l’histoire complexe des relations humaines et comment elles peuvent faire perdre la confiance en soi et même aboutir au meurtre. Il décrit très bien les lieux, les places, les maisons du quartier, j’ai découvert par ce roman le Musée d’Erasme, la grotte de Notre-Dame de Lourdes, l’histoire de la Place de Saint-Guidon par exemple. Il y a d’abord deux couples : Etienne et Georgette Vanderbiest (médecins) et Lucien (médecin) et Martine Raskin (handicapée dans une chaise roulante). Le voisin célibataire Melchior Demeulenaere, virtuose du violoncelle. Et Marie-Laure Bernard, bibliothécaire rêveuse qui ne vit qu’à travers les livres.
Tout ce petit monde cohabite en parfaite harmonie à Anderlecht. Mais un jour, la machine se détraque : Etienne surprend Lucien en train de conter fleurette à sa femme. Entre-temps, Etienne est tombé amoureux de Marie-Laure et pour sa part, la belle Martine succombe à Melchior… En somme, il suffirait d’une redistribution des cartes pour composer trois couples heureux au lieu de deux couples branlants et deux solitaires. Oui, mais ça ne ferait pas un roman policier. Il faut donc un grain de sable pour gripper ce beau mécanisme logique mais guère romanesque. Et le petit grain de sable prend la forme d’un meurtre. Aussitôt la belle harmonie vole en éclats ! Se pourrait-il qu’une de ces braves personnes ne soit, en définitive, qu’un masque ? Bien sûr, c’est à un couple d’inspecteurs qu’il revient de faire tomber les masques, une tâche peu évidente… (Francisco Asensio)

L’invention de nos vies, Karine Tuil
Écriture qui commence à du cent à l’heure : violence des origines à cacher, qui transperce l’image de cet avocat de renom, habillé chez les plus grands couturiers, au visage calme et propos politiquement corrects. Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un beau mariage. Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Et puis, l’histoire de leurs vies et de leur basculement subtil. Le lecteur reste suspendu jusqu’à la fin. (Anne-Françoise)

Le monde du fleuve, Philip José Farmer
Les 30 milliards d’êtres humains ayant peuplé la Terre au cours des âges se réveillent tous ensemble, ressuscités sur une planète de type terrestre. Ils sont nus et se rappellent de leur identité et de tous leurs souvenirs jusqu’au moment de leur mort. Tous ont été ramenés à l’âge apparent de 25 ans, sont en pleine forme et ont été mystérieusement guéris de leurs tares congénitales éventuelles. Tous se trouvent plus ou moins mélangés dans une large vallée où coule un immense fleuve qui part du pôle Nord – où se trouve la Tour Noire des Éthiques, laquelle va devenir le but de maintes expéditions des humains – qui serpente tout autour de la planète en faisant des milliers de méandres, avant de retourner au pôle Nord d’où il est issu. Une excellente saga pleine de mystères, de rebondissements, d’actions et de violences, qui nous fait rencontrer des centaines de personnages historiques réels (y compris un Christ déboussolé qui a perdu son identité) sur lesquels l’auteur s’est manifestement bien documenté avant de les mettre en scène et de les faire agir. J’ai noté quelques invraisemblances, contradictions et illogismes, qui se remarquent à peine, tant l’histoire est prenante. Le récit est parfois entrecoupé de digressions philosophiques et autres, que l’on peut considérer au choix comme intéressantes ou ennuyeuses. Mais il suffit alors de les passer pour être à nouveau emporté dans le flux de l’action. Un grand classique de la science-fiction, que tout amateur du genre se doit de lire et de savourer en prenant tout son temps. (Francis)

La passe-miroir, Christelle Dabos
Scotchée pendant deux mois par La passe-miroir, quatre tomes de 600 pages chacun. Une saga qui mélange fantasy et Belle Epoque à merveille. Le premier tome, Les Fiancés de l’hiver, remporte la première édition du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama au printemps 2012. L’addiction à La passe-miroir ne vient pas seulement des inventions et illusions qui s’y déploient, des détails qui fourmillent ou de la puissance des atmosphères. Elle tient beaucoup à son héroïne, Ophélie, jeune femme naïve et maladivement maladroite, capable d’animer les objets. Ses lunettes bleuissent lorsqu’elle a peur, son écharpe, improbable animal de compagnie, s’enroule jalousement autour de son cou. Elle est également passe-miroir : elle peut les traverser pour ressortir dans un miroir différent. Dans le premier tome, Ophélie est promise à un étranger, sur une arche lointaine. Arrachée à sa famille, elle rencontre Thorn, homme brut, raide, intègre et distant. Tous deux s’apprivoisent au fil des pages, écrivant leur histoire au milieu des machinations, des assassinats, et d’une énigme toujours plus obsédante : pourquoi le monde d’avant s’est-il cassé ? Ou plutôt, qui a décidé de le détruire ? (Edith)

Si vous avez envie de partager une de vos lectures en mars, merci d’envoyer une petite présentation de votre livre pour le 22 mars au plus tard.

A bientôt,
Bonnes lectures !

Anne-Françoise et Edith

un commentaire »

  • dany delhez dit:

    activités bien tentantes…si la santé le permet ;merci aux organisateurs.

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