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Club de lecture – Lundi 11 octobre 2021 de 14h à 15h30

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Club de lecture

Lundi 11 octobre de 14h à 15h30

 
À l’initiative d’une de nos lectrices, un club de lecture adultes s’est formé à la Bibliothèque.

 
Il se réunit tous les mois, pour échanger pistes, idées de titres, coups de cœur, lectures d’extraits…

 

Compte-rendu du club de lecture du 20 septembre 2021

La maison aux esprits, Isabel Allende
• Première publication en espagnol : 1982
• Résumé : de 1928 jusqu’aux années qui suivirent le coup d’État de 1973, le livre raconte la vie d’une petite fille, puis d’une jeune femme et enfin d’une femme mûre prénommée Clara, ainsi que les souvenirs foisonnants de son histoire familiale. On y suit la montée au pouvoir économique et politique de son mari, Esteban Trueba. Le putsch de 1973, qui imposa au Chili la dictature militaire du général Pinochet, y est notamment décrit avec une férocité lucide qui prend le lecteur aux tripes. Mélange de magie et d’émotion. inextricablement liées à la trame historique, ce livre m’a totalement séduit, si bien que j’ai lu d’une seule traite ses 484 pages… J’envisage d’ailleurs de le relire – ce qui est inhabituel pour moi – afin de mieux m’en imprégner et ainsi appréhender les détails que j’aurais occultés lors de la première – et hélas trop rapide – lecture. Certains critiques estiment que deux autres des romans de cette auteure, Fille du destin (2000) et Portrait sépia (2001) forment une sorte de trilogie involontaire. Je ne les ai pas lus.
• Mon avis : pour moi, La Maison aux Esprits est un des meilleurs ouvrages qui m’ait été donné de lire.
• Mon score : 9,5/10
• L’auteure : née en 1942, chilienne naturalisée américaine, Isabel Allende est la fille du diplomate Tomás Allende, cousin du président de la République du Chili Salvador Allende, lequel fut poussé au suicide lors du coup d’état de 1973. La Maison aux Esprits (La casa de los espíritus) est son premier roman. Il fut suivi de plusieurs autres romans, d’autobiographies romancées, de mémoires, de recueils de nouvelles, ainsi que d’ouvrages destinés à l’enfance et à la jeunesse.
• La traduction : due à Claude et Carmen Durand, la traduction française est extraordinaire de qualité, rendant à chaque fois le mot et la phrase juste sans jamais trahir l’esprit de l’œuvre. À une époque où trop de traductions bâclées desservent injustement l’original, ce bonus mérite d’être mis en exergue.
• Divers : un film basé sur le roman est sorti en 1994, dont les acteurs principaux sont Meryl Streep, Glenn Close, Jeremy Irons, Winona Ryder et Antonio Banderas.
• J’ajouterai que le texte comprend de nombreuses tournures et constructions de phrases atypiques, qui pourtant ne choquent jamais. Exemple : dans la partie sur le putsch de 1973, une seule phrase court sur 2 pages et demie. Ce qui, selon les critères classiques, pourrait être considéré comme étant une hérésie. Je l’ai pourtant trouvée parfaite dans le contexte. (Francis)

Inès de mon âme, Isabel Allende
• Première publication en espagnol : 2006
• Résumé : ce biopic romancé raconte la vie d’Inès de Suárez, une espagnole de condition modeste qui, après être restée dix ans sans nouvelles de son mari Juan de Málaga, partit en 1537 à sa recherche au Pérou. Là, elle apprit sa mort durant l’une des batailles qui émaillèrent la conquête de l’empire inca. À Cuzco, la jeune veuve devint la maîtresse de Pedro de Valdivia, l’un des principaux lieutenants de Francisco Pizarro, qui préparait une expédition vers le Chili. En décembre 1540, après avoir traversé la cordillère et le désert d’Atacama et malgré l’opposition des redoutables indiens mapuches, les Espagnols fondèrent en 1541 la ville de Santiago. Après s’être séparée de Valdivia – qui devait trouver peu après la mort lors d’une dernière expédition vers le sud – Inès épousa son second Rodrigo de Quiroga et, après sa mort, termina sa vie à Santiago.
• Mon avis : si ce roman n’a pas le souffle omniprésent qui sous-tend chaque page de la Maison des Esprits, il n’en est pas moins intéressant, car il nous dévoile la conquête peu connue du Chili. Cette dernière est en effet bien souvent éclipsée au profit de celle de l’empire aztèque au Mexique et de celle de l’empire inca au Pérou et au Vénézuela.
• Ma cote : 7/10 (Francis)

Le pouvoir des animaux, Didier van Cauwelaert
Prix Goncourt et prix de Vulgarisation scientifique, Didier van Cauwelaert nous entraîne, à partir de faits réels, dans une époustouflante aventure animale et humaine. Seul le pouvoir des animaux est en mesure, aujourd’hui, de sauver l’humanité. C’est ce que pense Wendy, jeune biologiste qui vit avec un chat surdoué, une chienne d’avalanche, un perroquet amoureux et un cheval thérapeute. Mais, surtout, elle consacre son temps au plus grand mystère de la nature : le tardigrade, une créature d’un millimètre, indestructible et quasi immortelle, dont une protéine pourrait triompher des pires maladies humaines. Frank, lui, explorateur des glaces et généticien, s’efforce de réintroduire le mammouth en Sibérie pour empêcher la plus grave des catastrophes : le dégel du sol qui libérerait des milliards de tonnes de méthane et de gaz carbonique. Et si la survie de la planète dépendait de l’union de ces deux passionnés que tout oppose ? J’ai dévoré et après lecture, suis allée voir quelle est la part de réalité et de fiction dans tout cela. Envie d’en savoir un peu plus sur la genèse de ce livre ? https://www.didiervancauwelaert.fr/romans-lepouvoirdesanimaux/.
Extrait : c’est Tardix, le tardigrade qui parle : “Je m’émerveille de tous les appareils que ces bipèdes ont mis au point pour domestiquer le chaud, le froid, l’espace et le temps. Seuls le bien-être et la télépathie, semble-t-il, leur sont devenus inaccessibles, depuis qu’ils ont voulu se croire différents des autres animaux. À ce que je ressens, leur intelligence est désormais totalement dépendante de leurs outils. Même cette défense naturelle que leurs ancêtres ont développée face aux difficultés, l’humour, ne les protège plus contre les nuisances qu’ils ont créées.” (Edith)

Liv Maria, Julia Kerninon
Liv Maria est la fille d’une insulaire bretonne taiseuse, et d’un norvégien aimant lui raconter les histoires de ses romanciers préférés. Entourée de l’amour de ses parents et de ses oncles, elle a vécu sur l’île natale de sa mère dans un milieu protégé avec une douce quiétude et une certaine liberté jusqu’à « l’événement » qui lui fera quitter le cocon familial. Arrivée à Berlin comme jeune fille au pair, elle va vivre une histoire d’amour forte qui se terminera contre sa volonté. Simultanément un deuil familial l’amènera à voyager, à grandir et à rencontrer un deuxième amour sincère. Mais aura-t-elle le droit ou se donnera-t-elle le droit de le vivre vraiment ?
Extraits : « Quand on aime quelqu’un, ses défauts nous demeurent inconnus, comme s’ils étaient des pleins s’encastrant parfaitement dans nos creux, mais sans amour, tout le monde est invivable. » (…) « Les gens murmurent, et nous les entendons, mais le message est parfois si clair que nous cherchons des complications. Pourtant, dans ce que nous taisons en croyant le dire, ce que nous disons en croyant le taire, nous sommes dans notre vérité, d’un coup. » (Edith)

Pour les amateurs de polars suédois, je recommande deux thrillers de Camilla Grebe, la reine du polar polaire, Un cri sous la glace et Le journal de ma disparition, à lire dans cet ordre-là. Scotchée ! (Edith)

Rendez-vous à la bibliothèque le lundi 11 octobre de 14h à 15h30.

A bientôt,
Bonnes lectures !

Anne-Françoise et Edith

2 commentaires »

  • Bastin Dominique dit:

    Bonjour,

    Cela me plairait de me joindre à votre club de lecture.
    Faut-il s’inscrire et payer une participation ? Comment se déroule la séance en pratique ?

    Merci d’avance.

    Bien cordialement,

    Madame Bastin Dominique

  • Edith dit:

    Bonjour Dominique,
    Je viens seulement de voir votre commentaire. Vous êtes la bienvenue, et il n’y a pas besoin de s’inscrire ni de prévenir de votre présence. Vous venez quand vous en avez envie et c’est gratuit.
    à bientôt peut-être?

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