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Club de lecture – Lundi 16 novembre 2026 de 14h à 15h30

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Club de lecture

Lundi 16 novembre de 14h à 15h30

Le club de lecture se réunit tous les mois pour échanger des suggestions de lectures, des comptes rendus, des coups de cœur et des lectures d’extraits… Retrouvez ces livres et vérifiez leur disponibilité dans notre catalogue.

Compte-rendu du 12 octobre 2026

Code kanun / Michel Claise
Un corps criblé de balles a été découvert. Un juge d’instruction est appelé… Ici à Bruxelles, on est confronté à la mafia albanaise et son code kanun. Le kanun remonte au moyen-âge, est un droit coutumier basé sur plusieurs principes dont la dette de sang (vendetta : si un membre d’une famille subit un meurtre ou une offense grave, la famille de la victime peut se venger en tirant un membre de la famille de l’agresseur). Le kanun a été interdit sous le régime communiste mais réapparaît dans les années 90. Il est en collision avec le droit pénal et civil de l’État albanais actuel. Ismaïl Kadaré, écrivain albanais, traite la question dans son roman Avril brisé. Ici, code kanun nous mène dans le monde de la prostitution, le trafic de drogue depuis la Colombie, le blanchiment d’argent entre mafias albanaise et marocaine au cœur du port d’Anvers. L’homme criblé de balles le sera en vertu du principe « dette de sang ». La boucle est faite ! (présenté par Geneviève)

Juno et Legs / Karl Geary
Un roman irlandais qui vous attache et vous bouscule très fort. Dublin dans les années 1980. Un milieu modeste. La maman de Juno est couturière et son père est alcoolique. La mère de Sean, un camarade d’école, que Juno appelle Legs, déteste son fils. Juno aime sa mère. Mais celle-ci meurt dans un accident. La vie de Juno, Junon, une déesse lui dit la bibliothécaire, connaîtra alors les pires épreuves, elle est sauvée par les autres. Le dernier à la sauver, in extremis, ce sera Legs. Juno et Legs vivront alors une grande amitié, s’aideront, se sacrifieront pour l’autre… Une écriture très serrée, des rebondissements sans cesse, un roman qui ne nous épargne rien. (Présenté par Jean-Jacques)

Beyrouth-sur-Seine / Sabyl Ghoussoub
L’auteur demande à ses parents de lui raconter leur Beyrouth qu’ils ont fui en 1975. Il essaie aussi de retrouver le Liban tel que ses parents lui ont décrit. Il va y vivre quelques années pour revenir vivre à Paris. Ce livre donne une idée qui me semble assez vraie de ce que peut vivre une diaspora avec maintenant les moyens modernes de communication. (présenté par Françoise)

Journal d’un marque-page / Thierry Fresne
C’est un livre très réjouissant pour les lecteurs. L’auteur est parfois un peu pédant dans son vocabulaire. Mais le livre est vraiment plaisant. Le marque-page raconte sa vie de marque-page. (présenté par Françoise)

Bel-ami / Guy de Maupassant
Pas de longue description en incipit : Maupassant entre directement dans le vif du sujet en nous présentant Georges Duroy, beau garçon ancien sous-officier, rentré à Paris après deux ans passés sous les drapeaux en Afrique du Nord. Il n’a ni argent, ni emploi, ni diplôme, ni avenir, son seul atout étant son physique avenatgeux.Il erre dans les rues de Paris et se promène en direction de la Madeleine… Le dernier chapitre nous présente le même Georges, devenu entretemps Du Roy, sortant de l’église de la Madeleine (celle fréquentée par l’élite parisienne )où vient d’être célébré son mariage avec Mademoiselle Walter, fille d’un magnat de la presse, preuve d’une ascension fulgurante dans la bonne société. Depuis le parvis de l’église, son regard se porte, au-delà de la place de la Concorde, sur la Chambre des députés… dont on devine qu’il forme désormais le projet d’y accéder. Entre ces deux chapitres, Maupassant nous livre le portrait d’un calculateur immoral et insensible, prêt à tous les mensonges, à toutes les trahisons pour arriver à ses fins.Il se meut dans l’univers de la presse et du journalisme, que Maupassant n’hésite pas à décrire comme un milieu corrompu; et , au-delà, c’est toute la société parisienne, en pleine période d’expansion du colonialisme et du capitalisme sans état d’âme dont l’auteur fait le portrait sans concession. Ce roman , écrit en 1885, est d’une actualité confondante. En outre, Mallarmé, qui pratique l’art du conte, garde cette technique des descriptions assez courtes, et du détail incisif qui rendent la lecture de Bel-Ami plus abordable que celle de certains de ses contemporains.

Le musée du silence / Yoko Ogawa
Résumé : un jeune muséographe vient d’entrer en fonction dans un manoir aux confins du monde. Sous la direction d’une vieille femme plutôt étrange, il devra recenser, agencer, mettre en scène une véritable collection d’objets, de reliques du quotidien, de vestiges d’une intimité disparue et pourtant soutirée depuis des années aux défunts du village voisin. Car ces objets ont un seul point commun : ils furent tous volés quelques heures après la mort de leur propriétaire… Empreintes du temps qui passe, variations autour de la mémoire, accumulations, obsessions : la mission de cet homme est complexe car le musée du Silence devra être à la hauteur des souvenirs de la vieille dame. Je suis encore plongée dedans et j’apprécie beaucoup. Je découvre un univers étrange qui sort du commun. Extrait : « ‒ C’est en manipulant, jour après jour, toutes sortes d’objets que je m’en suis rendu compte. Alors que ce devaient être des preuves de la vie des gens, je ne sais pourquoi j’ai l’impression qu’ils racontent ce qu’il est advenu de ces personnes dans le monde d’après la mort. Ce ne sont pas des boîtes qui renferment le passé, mais peut-être des miroirs qui reflètent le futur. ‒ Des miroirs ? questionna-t-elle en sondant toujours l’espace. ‒ Oui, c’est ça. Quand j’ai le livre de ma mère entre les mains, je sens que l’univers de la mort, qui devrait être entouré d’un halo de frayeur, tient agréablement à l’intérieur de ma paume. Alors que je suis en train de tourner les pages, de deviner ce qui est écrit ou de sentir l’odeur du papier, toute peur finit par disparaître. J’ai parfois même l’impression qu’il s’agit d’une vieille amie qui m’est chère. C’est pour cela que lorsque je suis en contact avec les objets, je respire mieux, je me sens calme, et je m’endors plus facilement. (présenté par Edith)

 
Rendez-vous à la bibliothèque lundi 16 novembre et 14 décembre de 14h à 15h30.

Vous êtes bienvenu(e)s même si vous n’avez pas de livre à présenter, à bientôt et bonnes lectures !

Anne-Françoise et Edith


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