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Club de lecture – Lundi 10 décembre 2018 de 14h à 15h30

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Club de lecture

Lundi 10 décembre de 14h à 15h30

 

A l’initiative d’une de nos lectrices, un club de lecture adultes s’est formé à la Bibliothèque.

Il se réunit tous les mois, pour échanger pistes, idées de titres, coups de cœur, lectures d’extraits…

 
 

Compte-rendu du club de lecture du 12 novembre 2018

Gérard a très apprécié Je sais pas de Barbara Abel, un thriller bien ciselé, tant du côté de l’intrigue que dans la psychologie des personnages. Dans un autre genre, fruit de six années d’enquête, La guerre des métaux rares de Guillaume Pitron, ou la face cachée de la transition énergétique et numérique. Politiques, médias, industriels nous promettent un nouveau monde enfin affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires. Cet ouvrage nous montre qu’il n’en est rien !

Cécile, déçue par Femmes de dictateur de Diane Ducret, a par contre beaucoup aimé Une maison bruxelloise de Valentine de le Court (déjà présenté).

Anne-Francoise a lu en espagnol Hannah et Emile de Belinda Castles (pas encore traduit en français). Une histoire d’amour dans le milieu de la classe ouvrière allemande durant la révolution socialiste. Et dans la même lignée, encore une histoire d’amour à la même époque mais au Mexique, durant la révolution (1910-1918), Terres brûlantes de Martine Marie Muller. Une écriture très poignante.

Geneviève nous présente Un continent derrière Poutine ? d’Anne Nivat, reporter. Une enquête sur huit villes de Russie. Elle ne se pose pas en juge mais est à l’écoute de ce que les Russes ont à en dire, et décrit comment cet homme a accompagné leur vie ces dix-sept dernières années. Très apprécié, aussi, À la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand. À l’approche de la quarantaine, Hortense se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l’âme qu’elle refuse d’affronter. Jusqu’au jour où le destin la fait trébucher…

Odette nous parle de La vraie vie d’Adeline Dieudonné. Une petite fille de dix ans raconte la vie avec son petit frère Gilles, jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent. Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Comment faire revenir le rire du petit frère ? Pas très joyeux, mais très bien écrit. Pour sortir de cet univers lourd, Odette a plongé dans Une soirée d’Annie Duperey, un livre qui fait du bien.

Edith termine avec Entre deux mondes d’Olivier Norek, très bon polar se basant sur la réalité des migrants à Calais en 2016. L’auteur nous prévient : « Face à la violence de la réalité, je n’ai pas osé inventer. Seule l’enquête de police, basée sur des faits réels, a été romancée… » On plonge dans la jungle de Calais, dans le quotidien inhumain et violent des migrants auxquels il donne un visage, une histoire, dans celui des bénévoles des ONG qui secourent sans grands moyens, dans celui des flics qui subissent et se débattent… Une histoire de solitude et de courage. Un livre coup de cœur. Suivi de Là où l’eau touche l’âme de Frédérique Dolphijn. L’auteure explore une écriture au plus proche de l’intimité de ses personnages, qui entretiennent un lien fort à une nature qui les porte, les dépasse et leur donne aussi la force de vivre.

Prochain rendez-vous : le 10 décembre à 14 heures.

A bientôt,
Bonnes lectures !

Anne-Françoise et Edith
avec la collaboration de la Bibliothèque Hergé

 

un commentaire »

  • Dridi Mohamed dit:

    Bonjour.
    Vient de paraître chez Edilivre: « Au clair du soleil »
    Lien:
    https://www.edilivre.com/au-clair-du-soleil-mohamed-dridi.html/

    Extraits:

    Quand la vie te marche sur les pieds

    Quand la vie distille toute sa pâleur,

    Et que tu sombres dans une tristesse sans fin,

    Quand elle déverse toute son aigreur,

    Quand elle épanche tout son venin,

    Ne te laisse pas noyer dans les soucis,

    Déserte tous les airs viciés et pourris,

    Réfugie-toi dans les bras de la mer,

    Arpente le sable où poussent des plantes chétives et fières,

    Laisse-toi bercer par les vagues en tresses,

    Oublie tous tes soucis, oublie toute ta détresse,

    Contemple l’azur, embrasse l’horizon,

    Brise tous les murs, brise toutes les cloisons,

    Laisse-toi bercer par les rêves les plus fous,

    Prends ton envol pour un autre monde plus doux,

    Plein d’espoir, plein de vie,

    Où des îles ensorcelantes pareilles à un paradis,

    Émergent d’un brouillard satiné,

    T’invitant à y vivre pour l’éternité.

    Quand la vie te marche sur les pieds,

    Prends ton mal en patience,

    Et dis-toi que les humains sont créés

    Pour souffrir en silence.

    Mais, ne te laisse pas noyer dans les soucis,

    Laisse-toi bercer par la houle en furie,

    Qui mugit et broie tous les souvenirs surannés.

    Amuse-toi à rejeter les dés de la destinée

    Et rappelle-toi bien surtout, que quand on joue,

    On ne gagne pas à tous les coups.

    Refuge

    J’ai toujours rêvé de vivre un jour,

    Là où nichent les vautours,

    De séjourner au sommet d’une colline,

    De fuir la clameur de la ville,

    De déserter les gens qui font le malin,

    D’avoir pour tout bagage un crayon et un refrain,

    Avec un petit bout de papier pour tramer des vers,

    Limpide comme le reflet du ciel sur la mer.

    J’ai toujours rêvé de tresser des rimes,

    Qui survolent les cimes,

    Qui voltigent comme des pétales,

    Puis qui partent en cavale,

    Sous la pulsion des espoirs vacillants,

    Au rythme des jours louvoyants.

    J’ai toujours nourri l’espoir de voir naître

    un monde meilleur où l’Amour sera maître,

    Où il n’ y a pas de place pour les imposteurs,

    Où poussent des roses et des fleurs,

    Avec les rêves de l’éternelle jeunesse,

    Avec les espoirs qui renaissent.

    J’ai toujours eu envie de tramer des mots,

    Qui combattent les maux,

    Qui pansent les blessures,

    Et empêchent les jours de nous avoir à l’usure.

    J’ai toujours eu envie de boire les syllabes gorgée après gorgée,

    Afin d’oublier l’amertume de notre sort de naufragés,

    Perdus dans la cacophonie des temps modernes

    Et emportés dans le tourbillon des jours ternes.

    J’ai toujours désiré oublier notre ténébreux destin,

    Dilué dans les calculs mesquins,

    Noyé dans un océan de frustrations et de misère,

    En attendant désespérément qu’un miracle nous libère,

    Des marasmes des espoirs mort-nés,

    Chaque fois qu’on se sent berné,

    Au point de détester la vie

    Et de boire le calice jusqu’à la lie.

    Les bailleurs de bonheur

    J’ai frappé à la porte du bonheur,

    Aux mille et une senteurs,

    J’ai longtemps attendu,

    Quand une voix m’a répondu:

    – Qui c’est? Tu viens de la part de qui?

    – Je viens de la part de l’esprit qui habite le maquis,

    De la part de la soif qui habite mes envies,

    De la part de l’étoile du nord qui va naître,

    De la part du destin qui m’a envoyé paître.

    Je ne suis qu’un simple candidat au bonheur,

    Fuyant par tous les moyens le malheur.

    Le pourvoyeur m’a répondu à la va vite,

    Que tous les bailleurs ont fait faillite.

    Il ajouta : – De grâce, cher voyageur solitaire,

    Tu m’as l’air d’un pauvre hère de prolétaire,

    On peut te prendre pour un hors la loi,

    Et ta quête du bonheur ça rime à quoi?

    – « Je suis en quête de félicité.

    Qui permet de chasser le dédain et l’anxiété,

    D’esquiver le malheur

    Et de planer par dessus les hauteurs.

    Voilà bien à quoi ça rime.

    Ça rime à traverser la nuit éternelle,

    À entretenir la flamme sempiternelle,

    De tous les petits espoirs naissants,

    À ne pas être un simple chiffre parmi les passants.

    – Sache mon fils que les sentiers du bonheur

    Sont sinueux et escarpés, et si par malheur

    On s’y perd, on finit toujours sa course

    Au point de départ, sans la moindre ressource.

    Toutefois, je t’avoue

    Que la chance est le bien le mieux partagé entre nous.

    Le bonheur cherche-le au fond de toi-même,

    A l’écoute d’un être cher qui te dit « je t’aime ».

    Il est bien tapi au fond de ton être,

    Il suffit d’une étincelle pour le faire naître.

    Le bonheur est au bout d’un bras vaillant,

    qui peut te métamorphoser en prince charmant.

    C’est une pensée libre, c’est un chant de merle,

    C’est une volonté insoumise qui déferle.

    Le bonheur ne tient pas à une prière

    Emanant d’un monastère où d’une tanière,

    Une prière qu’on marmonne le soir,

    Quand on est seul et qu’on broie du noir.

    Le bonheur peut hanter une simple chaumière.

    Le bonheur c’est comme une lumière

    Qui surgit à l’horizon,

    Pour les lève-tôt jouissant de la raison.

    Il est d’humeur enjoué et allègre,

    Là où l’argent trône, le bonheur sort et se désintègre.

    Tunisie, ma raison d’être

    Insoumise, fière et rebelle,

    À mes yeux, tu es la plus belle.

    Terre de mes ancêtres,

    Terre qui m’a vu naître,

    Tu m’as toujours appris à garder la tête haute,

    À pardonner aux autres leurs fautes,

    Même quand je suis blessé.

    C’est ainsi que tu m’as dressé.

    Tu m’as appris à ne jamais tendre la main,

    À gagner honnêtement mon pain.

    Je te dois bien des choses,

    Ô, pays pétri d’amour et d’eau de roses,

    Je me suis toujours régalé de tes odeurs subtiles,

    De l’air du continent, de l’air de tes îles,

    Je m’enivre de ton passé, de ton legs si fin,

    Du parfum qui se dégage de ton jasmin.

    De la lame qui déferle sur le sable doré,

    Du ciel bleu, du soleil qui caresse tes marais.

    Mais dans la tourmente des temps qui changent,

    Tes enfants ont tenté de te traîner dans la fange,

    Tes propres enfants t’ont sournoisement malmenée,

    De sales coups ne t’ont-ils pas assénés?

    Les forces du mal ont tissé leurs lierres,

    Mais tu as échappé à leurs griffes, à leurs serres,

    Tu es demeurée fière et radieuse,

    Toi dont les muses sont amoureuses.

    Tu planes comme un oiseau hantant le firmament,

    Comme une note qui refuse l’enfermement.

    Pays de toutes les dérives de tous les contrastes,

    Comme toi je déteste l’hypocrisie et le faste,

    Je vénère les gens humbles et passionnés,

    Qui sèment partout la vie, l’amour et la fraternité.

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