Club de lecture – Lundi 9 mars 2026 de 14h à 15h30
Club de lecture
Lundi 9 mars de 14h à 15h30
Le club de lecture se réunit tous les mois pour échanger des suggestions de lectures, des compte-rendus, des coups de cœur et des lectures d’extraits… Retrouvez ces livres et vérifiez leur disponibilité dans notre catalogue.
Compte-rendu du 9 février 2026
Deux narrateurs de cette histoire: Zibal de Frèges, hyper-diplômé, inventeur de génie, mais que les hasards de la vie ont dépossédé de tout, et qui se retrouve vendeur de macarons Ladurée dans une gare. Alice Gallien, superbe créature flamboyante,et aveugle. Et le personnage central, Jules, un labrador chien d’aveugle, qui guide Alice avec compétence ,zèle et amour. Bien entendu, Zibal va tomber amoureux d ‘Alice : « Je sais par expérience qu’il faut se méfier des coups de foudre, mais je suis devenu brutalement amnésique en la découvrant au milieu de la foule » : c’est la première phrase du roman. Mais on apprend rapidement qu’Alice est en couple avec Fred… Et c’est là que Jules va jouer un rôle déterminant. A la suite d’une opération, Alice va recouvrer la vue, ce qui est vécu par Jules comme une catastrophe, le privant de sa raison d’être. Les évènements s’enchaînent, pas toujours vraisemblables mais comiques, pour terminer par un happy end. C’est léger, amusant, bien écrit avec humour, au total un roman agréable à lire. Évitez la suite, »Le retour de Jules », qui n’a ni le charme ni la légèreté du premier. (présenté par Thérèse)
Les abeilles grises / Andreï Kourkov
L’histoire se passe en 2014 dans le Donbass, dans un village abandonné soit par les gens qui ont opté pour les séparatistes pro-russes soit par ceux qui sont partis en Ukraine. Dans ce no man’s land, il reste Sergueitch, la cinquantaine, invalide, ancien contrôleur dans les mines, apiculteur, et son ennemi d’enfance. Vivant dans des conditions rudimentaires, ils sont bien obligés de s’entraider, malgré leurs divergences, pour survivre à la solitude et aux rigueurs de l’hiver. Les bombardements grondent au loin, continuellement, mais de la guerre, ils ne voient pas grand-chose, si ce n’est un sniper embusqué dans les taillis ou un cadavre dans la neige au fond du potager. ils ne voient pratiquement personne, parfois un trafiquant avec qui vider une bouteille de ratafia au miel. A l’approche du printemps, l’apiculteur embarque ses ruches vers des contrées plus calmes et verdoyantes. Commence alors une aventure faite d’angoisse aux frontières et de belles rencontres. Il découvre les paysages magnifiques de Crimée et son hospitalité…mais aussi des coutumes différentes et des hostilités. Sergueitch est un homme fondamentalement bon, désireux de bien faire, simple, candide, naïf…qui ne vit que pour ses abeilles dont la vie lui semble plus sensée que celle des humains qui compliquent tout. Le roman est fait de douceur et de poésie, d’humanité et d’humour. Le cocasse côtoie le tragique. C’est caustique et mélancolique… »entre les trous d’obus et les fleurs sauvages ». Ce livre est un séjour en Ukraine, pour savoir si le chant des abeilles va couvrir le bruit des armes. (présenté par Anne)
La charmante librairie des jours heureux / Jenny Colgan
Histoire de Nina qui, perdant son travail de bibliothécaire à Birmingham décide d’équiper un van en librairie et d’aller dans les Highlands vendre ses livres d’occasion. L’histoire est bien enlevée et facile. Un vrai livre de plage. (présenté par Françoise)
Le cœur converti / Stefan Hertmans
Traduit magistralement du néerlandais, ce livre nous raconte l’histoire d’une jeune femme convertie au judaïsme par amour. C’est en séjournant depuis des années dans le petit village provençal de Monieux, que l’auteur a eu l’idée du livre : il y a mille ans ( nous sommes à la fin du XIème siècle) ce lieu a été le théâtre d’un pogrom et un trésor y serait caché ce qui attise sa curiosité bien sûr. Vigdis est une jeune noble normande originaire de Rouen où David étudie à la yeshiva. Au péril de sa vie, elle le suivra dans le sud jusqu’à Narbonne où le père de David est rabbin. Le père de Vigdis lance des chevaliers à ses trousses. Puis les croisés de plus en plus nombreux semant mort et destruction sur leur passage, s’intéressent aussi à cette jeune femme aux yeux bleus. C’est le début d’une histoire passionnante et d’une reconstruction littéraire grandiose du Moyen Âge. Basée sur des faits et des sources authentiques, cette histoire d’amour tragique nous révèle un tableau d’une époque en proie au fanatisme et à la violence. Au-delà de l’intérêt historique, ce roman raconte également le destin singulier d’une femme hors du commun. Elle choisit la fuite, l’exil, la liberté et tous les sacrifices que cette liberté exige. (présenté par Rosaria)
L’équation avant la nuit / Blaize Ndala
Note de l’éditeur : « Lorsque Daniel Zinga accepte l’invitation de Beatriz Reimann pour une conférence à Washington, il s’attend à parler de littérature, du Congo au cœur de ses livres, et à nourrir le trouble que la professeure exerce sur lui. Mais rien ne se passe comme prévu. » Beatriz a reçu un courrier anonyme : une vieille photo où posent côte à côte son père Walter Reimann, le prix Nobel de Physique Werner Heisenberg et Adolf Hitler. Que faisait son père avec ces hommes ? Pour Daniel et Beatriz, c’est le début d’une enquête entre Washington, Santiago, Montréal, Berlin et Lubumbashi qui explore cette page méconnue de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale : la course entre les Alliés et l’Allemagne nazie pour fabriquer la bombe atomique grâce à l’uranium du Congo belge. Un grand roman sur la trahison, le pardon, l’engagement, la place de ces peuples des « marges », dont le destin a forgé la grande Histoire. Mon avis : Parfois difficile à comprendre, il m’a fallu relire certaines phrases, le style se veut un peu trop « littéraire » à mon avis. Les passages scientifiques sont compliqués, l’auteur détaille les difficultés de la réalisation de la bombe atomique. Je n’ai pas cherché à comprendre, et cet aspect du livre n’est nécessaire que pour expliquer la complexité de la recherche scientifique. Le côté philosophique est très présent, la question de l’identité, les conséquences de la géopolitique sur la population, l’aspect de « compensation » lorsqu’une population est mise à mal avec des conséquences parfois désastreuses pour les descendants. La réflexion philosophique me dépasse dans ce livre, mais à la lecture, j’en ai retiré une meilleure vision des dessous de la politique mondiale et je me suis donc contentée de ne pas tout comprendre pour en retirer ce que j’ai pu. Extraits : 1 « … il répondit qu’il avait appris avec le temps à cultiver une saine méfiance vis-à-vis des sciences en général. Devant mon étonnement d’entendre de telles paroles dans la bouche de l’homme qui s’était bâti un empire grâce à ce que l’industrie chimique devait aux progrès de l’industrie chimique, il se retrancha derrière son sourire. Il ajouta que le grand reproche qu’il avait à faire à la science était qu’elle donnait invariablement la réponse la plus juste possible à la plus erronée des questions. A l’en croire le drame de l’humanité était de continuer à accorder une confiance aveugle à la science sans se préoccuper du conflit potentiel entre ce que l’homme recherchait et les réponses que la science allait lui offrir pour parvenir à ses fins… » 2 « … ce n’est pas parce que chaque société produit sa littérature que la littérature ne produit pas, à son tour, une société à son image. Des livres peuvent tuer et tuent parfois. Des livres peuvent sauver et sauvent de temps en temps. Certains livres sont plus nuisibles à notre esprit que l’ignorance dont ils voudraient nous guérir. » (présenté par Odette)
Tant que le café est encore chaud / Toshikazu Kawaguchi
Les livres avec un aspect fantastique, même si ce n’est « qu’un peu », je ne suis pas fan pour ne pas dire que vraiment, je n’aime pas. Ce livre m’a cependant beaucoup plu, un vrai coup de cœur ! Un petit côté fantastique, puisque dans le café Funiculi Funicula, tant que son café reste chaud, on peut voyager dans le temps, mais sous certaines conditions, c’est la règle ! Une de ces règles est que ce retour dans le passé ne changera rien à ce qui est arrivé, ne modifiera pas l’avenir. Alors pourquoi y retourner ? 4 personnages veulent tenter l’expérience et l’auteur à partir de là nourrit notre réflexion sur le temps qui passe, sur les regrets, le pardon, l’amour, la mémoire. Il s’en dégage une douce philosophie qui nous incite à vivre pleinement le présent. (présenté par Odette)
Histoire d’une domestication / Camilla Sosa Villada
La comédienne de ce roman, l’actrice trans la plus connue du monde, peut vivre toutes les vies sur scène mais se sent acculée par un nouvel événement dans son quotidien : elle a décidé, contre tout bon sens, de fonder une famille. Contre l’avis de tout le monde aussi, elle décide de monter une pièce de Jean Cocteau, « pourquoi pas quelque chose de moins français, de moins tordu ? », et de tenter, en plus, un retour périlleux au village natal pour voir ses parents… Toutes les conditions sont réunies pour raconter une histoire d’amours, des amours violentes, déchirantes, mais aussi mémorables et tendres. Ce roman élégant, sensuel et profondément universel est un coup de pioche dans les fondations de la famille et des traditions, une exploration brutale d’un couple atypique (mais quel couple ne l’est pas ?), un livre sur les mille et une manières de désirer, de provoquer, de ressentir. (présenté par Anne-Françoise)
Rendez-vous à la bibliothèque lundi 9 mars, 13 avril, 11 mai, et 15 juin de 14h à 15h30.
Vous êtes bienvenu(e)s même si vous n’avez pas de livre à présenter, à bientôt et bonnes lectures !




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