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Que lisez-vous ?

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Quels livres vous accompagnent en ce moment ? Pourquoi les avez-vous choisis ? Partagez avec nous vos coups de cœur du moment, nous partageons également les nôtres.
Envoyez-nous une photo de votre allié avec quelques phrases qui le décrivent par mail ou via Facebook, nous la publierons dans cette rubrique et sur notre page.

L’estrange malaventure de Mirella / Flore Vesco – l’école des loisirs, 2019
Catherine H. vous conseille ce roman historique baigné de fantastique, qui raconte la véritable et terrible histoire du joueur de flûte de Hamelin. Vous vous souvenez certainement de ce célèbre conte populaire allemand, mettant en scène un étrange musicien ambulant réussissant à dératiser la ville avant d’en emmener tous les enfants. Dans cette version romanesque, nous suivons les pas de Mirella, 15 ans, enfant trouvée aux origines mystérieuses, vivant chichement de son métier de porteuse d’eau. Courageuse et libre, dotée du don du chant, l’adolescente est aussi dotée d’un don plus particulier, celui de voir ce que personne ne voit. Autour d’elle, gravitent d’autres crève-la-fin, dont Pan un petit garçon orphelin, un bourgmestre avare et veule, un prêtre menaçant ses ouailles des pires maux, des habitants pour la plupart soumis et crédules, un homme en noir absolument terrifiant, un jeune étranger jouant du tambourin et de la flûte, un groupe de lépreux solidaires, sans oublier des milliers de rats envahisseurs et porteurs du virus de la peste. Un roman qu’il est impossible de lire sans penser à l’époque confuse que nous sommes en train de vivre. La langue est superbe, savoureuse, à la fois « moyenâgeuse » et très contemporaine. Avant ou après votre lecture, pourquoi ne pas vous replonger dans une des versions du conte d’origine ?

Être bon / Achille Chavée ; ill. par Pascal Lemaître – Tramway21, 2019
Envie d’humour, de poésie, d’une pointe de surréalisme ? Catherine H. vous conseille ce court texte d’Achille Chavée (1906-1969), formidable poète belge, « le plus grand poète de la rue Ferrer à La Louvière », auquel sa ville de cœur vient de rendre hommage à travers Le festival Les talents d’Achille (14 septembre-15 décembre 2019).
 
Il y est question de poésie, bien sûr, mais aussi d’éléphant, de maison, d’hospitalité et de droit d’asile. Le dessin à la plume, spontané et léger, de Pascal Lemaître accompagne idéalement ce texte tout en simplicité. Important à signaler en cette époque tristement (dé)confinée, les bénéfices de cet album sont entièrement dédiés à l’école du Parc Maximilien à Bruxelles.

Du vent / Xavier Hanotte – Belfond, 2016
Le confinement nous amène autant à explorer les richesses de notre univers intérieur qu’à poser un nouveau regard sur les richesses du paysage qui nous entoure… Ne seraient-ce pas là les circonstances idéales pour se laisser emporter par Du vent, le dernier roman plein de souffle de Xavier Hanotte ? Mais on devrait sans doute plus justement écrire les derniers romans, car ce récit (publication) gigogne, particulièrement inspiré, combine en réalité un kaléidoscope d’intrigues enchevêtrées : la destinée, aux accents shakespeariens, de Lépide, le personnage oublié du triumvirat, un thriller mettant en scène une sorte de James Bond au féminin et les démêlés rocambolesques d’un auteur que les circonstances amicales et éditoriales amènent à devoir boucler les manuscrits de ces deux fictions parallèlement ! De mises en abîmes en clins d’œil tous azimuts, de perspectives éloignées en rapprochements surprenants, de dilemmes antiques en préoccupations contemporaines, de digressions humoristiques ou coquines en épisodes dramatiques, ce trio d’intrigues aussi captivantes les unes que les autres se croisent, se rejoignent et s’éloignent pour mieux se retrouver… Ne finiraient-elles pas finalement au fond par ne plus en former qu’une seule, en forme de fable sur la vanité de toute chose ici-bas ? Alors… du vent, les vestiges de la République Romaine ? Du vent, les armes militaires secret défense ? Du vent, les promesses de gloire ? Du vent, les ambitions littéraires, le monde éditorial et les projets d’écriture ? Peut-être… Mais avec quel souffle cela est-il écrit ! Et quels horizons grisants, loin du ciel plombé actuel, cette morale nous permet-elle de découvrir ! (Coup de cœur de Daniel de Loneux)

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle / Rohan O’Grady – Monsieur Toussaint Louverture, 2019
Catherine H. vous conseille ce roman passionnant, paru sous pseudonyme en 1963, œuvre de June Margaret O’Grady Skinner, mère au foyer. Enfin traduit en français, ce livre à l’écriture foisonnante, empreint d’humour noir et de cruauté, se déroule sur une petite île isolée de Colombie-Britannique et raconte « l’histoire charmante de deux enfants ordinaires qui conspirent pour commettre un meurtre extraordinaire ». On y suit les aventures de Barnaby, gamin turbulent cachant un terrible secret, et de Christie, fillette dégourdie un brin menteuse, entourés de personnages atypiques, attachants ou pas : un sergent sévère mais juste, un couple d’épicier en deuil, une « dame aux chèvres » douce et excellente cuisinière, un fermier désagréable, un cougar légendaire, un taureau furibond, un vieux chien amical et… un oncle démoniaque. Le tout au cœur d’une nature tour à tour accueillante et hostile. L’écriture, un brin désuète, est intelligente et savoureuse. Un récit proche du conte où l’omniprésence de la mort n’empêche nullement le lecteur d’être captivé. Se lit d’une traite. Pour tous, à partir de 12 ans.

Blues pour trois tombes et un fantôme / Philippe Marczewski – Éd. Incultes, 2019
Avec un titre pareil, ça sonne comme un polar, mais ce n’en est pas un… ni un récit, ni un guide de promenades, ni un cours d’histoire… quoique ce soit un peu tout cela à la fois. Dans ce circuit à travers Liège et sa banlieue, on met ses pas dans ceux de l’auteur, on pérégrine, on explore le passé, on regarde le présent, on rencontre des personnages pittoresques, on pousse des portes (entre autres, celles de bars ouverts la nuit, où coule la bière), on croise de belles figures locales dont les « tombes » sont abandonnées : celles de René Thomas et de Bobby Jaspar à Robermont, cherchez la troisième et… le fantôme !
Ne pas se méprendre : le parcours est aussi mené par une réflexion profonde, parfois polémique, face aux situations que l’auteur rencontre et évoque.
Suivez le cap.
Parce que ça n’intéresse et ne passionne pas que les Liégeois, mais que, comme l’affirme Philippe Marczewski : on n’habite jamais une ville, mais l’idée qu’on s’en fait. (Dany)

Farallon Islands / Abby Geni, trad. de l’anglais par Céline Leroy – Actes sud, 2016
Les îles Farallon sont de gros rochers au large de San Francisco. Peuplées d’oiseaux, de phoques et envahies par les souris, entourées de requins, trop escarpées et coupantes pour le pied humain, elles sont aussi fascinantes qu’inhospitalières. Les navires n’osent pas s’en approcher, c’est déjà une aventure pour parvenir à y accéder. Seul un groupe de biologistes, consacrés entièrement à leur science, y a élu domicile. Miranda, photographe de paysages extrêmes, décide de les rejoindre pour plusieurs mois. Commence alors un huis clos à ciel ouvert, un thriller psychologique qui emporte Miranda dans un univers sauvage dont l’homme est un protagoniste au même titre que les éléments naturels. J’ai été fascinée par ce récit de survie, très bien documenté, où fiction et réalité se confondent parfois, qui m’a fait découvrir autant de choses sur la biologie et l’histoire de ces îles que sur la nature humaine. (Vanessa)
 

Long Way Down / Jason Reynolds – Milan Jeunesse, 2019
Catherine H. vous conseille A Long Way Down, de Jason Reynolds, auteur américain multiprimé. Ce livre coup de poing est un formidable roman, entièrement écrit en vers libres, magnifiquement et musicalement traduit par Insa Sané, romancier, poète et slameur, bien connu de notre bibliothèque. Le pitch ? Quand il apprend la mort de son frère, tué par balles, le jeune Will est bien décidé à respecter les trois règles d’or du quartier : ne pas pleurer, ne pas balancer, se venger. Un huis clos tendu, se déroulant entièrement dans un ascenseur, le temps d’une descente de six étages. Soixante secondes durant lesquelles Will va être confronté aux fantômes de son passé. Un livre qu’on a irrésistiblement envie de lire à voix haute.
 

La constellation du chien / Peter Heller – Actes Sud 2015
Un roman de circonstance, qui raconte comment Hig, son chien Jasper et son voisin Bangley, survivent sur un aérodrome désaffecté après qu’une pandémie de grippe, suivie d’une maladie du sang, aient presque décimé l’espèce humaine. Entre les balades en Cessna, les randonnées bucoliques, l’entretien du potager et les parties de pêche, il y a aussi la survie : tuer ou être tué. Peter Heller a le don de nous faire ressentir la nature, et ses personnages sont très attachants… Ce mélange de rêveries contemplatives et de scènes de violence rend ce roman très particulier ! J’ai adoré, impatient d’y retourner chaque fois que j’avais dû le lâcher, et c’est exactement ce que j’attends d’un bon roman. (Bernard)
 

Cul de sac, tome 1 / Richard Thompson – Urban Comics, 2016
Catherine H. vous conseille Cul de sac du génial Richard Thompson, un gros recueil de comic strips parus initialement dans le Washington Post entre 2004 et 2008. Cul de sac, c’est le nom d’une petite ville de la banlieue américaine. C’est là que vit Alice Otterloop, 4 ans, petite fille à la bouille incroyable, qui porte un regard à la fois naïf et décalé sur la vie. Intelligent, brillamment dessiné, tendre, un brin surréaliste, parfois mordant, c’est surtout terriblement drôle. Plaira particulièrement aux fans de Charles Schulz (Peanuts) et Bill Watterson (Calvin & Hobbes). Pour les amateurs, les deux autres tomes sont disponibles à la bibliothèque.
 

Moteur / Yves Ravey – Les Éditions de Minuits, 1997
Comme toujours dans les romans d’Yves Ravey, il règne dans ces pages une ambiance bizarre… avec bruit de fond de divers moteurs bricolés maison, fâcheuse tendance de l’appartement à rétrécir jour après jour et logorrhée envahissante du propriétaire… C’est sûr, ça va mal finir ! (Emmanuelle)
 
 
 
 
 
 
 
 

Factfulness / Hans Rosling – Flammarion 2019
Dans cet essai facile à lire et à comprendre, Hans Rosling explique pourquoi et comment notre cerveau reproduit régulièrement les mêmes erreurs de raisonnement (biais cognitifs). Commencé avant la pandémie, ce livre tombe à point pour m’aider à appréhender l’avalanche d’informations sur le Covid-19, comprendre la complexité de ses conséquences, et tenter de fonder mon opinion sur des faits. (Bernard)
 
 
 
 
 
 

Milly Vodović / Nastasia Rugani – MeMo, 2019 (grande polynie)
Catherine H., bibliothécaire, vous conseille Milly Vodović de Nastasia Rugani parce que ce livre est un choc et une merveille littéraire :  un roman réaliste parsemé de fantastique, ancré dans l’Amérique rurale contemporaine ; une histoire envoûtante, violente, onirique ; une héroïne inoubliable ; des personnages forts et complexes ; une nature inquiétante ; une réflexion sur l’écriture.
 

Une femme dans la nuit polaire / Christiane Ritter – Denoël, 2019 (Pocket)
Une jeune Allemande, au tempérament téméraire, malgré l’image de ménagère qu’elle a d’elle-même, décide de rejoindre son mari qui a fui la vie citadine pour celle de trappeur au Spitzberg.  Ce récit de survie d’une authentique aventurière des années 30, première femme européenne à passer l’hiver dans le Grand Nord, me fait voyager parmi les aurores boréales, les renards blancs, les phoques et les ours. Christiane Ritter est pourtant confinée dans une cabane minuscule, prisonnière des glaces et de l’interminable nuit polaire. (Vanessa) 
 
 

La boutique Vif Argent : une valise d’étoiles / P.D. Baccalario – Gallimard jeunesse, 2018 (Folio junior)
Alix, 11 ans, conseille la lecture de ce livre aux fans d’Harry Potter car il est rempli de magie et de mystères. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Expo 58 / Jonathan Coe – Gallimard, 2013 (Folio)
Parodie de roman d’espionnage, un Jonathan Coe léger et parfois très drôle qui nous plonge dans l’atmosphère euphorique de l’Expo 58, vue à travers les yeux d’un anglais déchiré entre les traditions de son Angleterre natale et les changements de mœurs d’un monde bouillonnant… (Simon)
 
 
 
 
 
 
 

Derrière la haine / Barbara Abel – Fleuve noir, 2012
Agnès vous conseille « Derrière la haine » de Barbara Abel, une auteure bruxelloise, un thriller psychologique très noir mais très prenant.

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