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Souvenirs confinés

4 commentaire


Une bibliothécaire poétique (Catherine Hennebert) et un poète amoureux des bibliothèques (Serge Meurant) vous proposent quelques textes (parfois illustrés) écrits durant le confinement. Si l’envie d’écrire vous démange, n’hésitez pas à nous envoyer vos propres écrits confinés. Nous nous ferons un plaisir de les publier !

 

 

 

 

 

 

4 commentaires »

  • Moureau dit:

    Chouette de découvrir ton écriture et de te lire Catherine. Chouette de découvrir de nouveaux poèmes, Serge.

    Je vous envoie un texte écrit devant la vitrine de la librairie A Livre Ouvert Le Rat Conteur.

    Belles inspirations.

    Mireille Moureau, complice notamment de la gym (en) douce :-)

  • dany delhez dit:

    si vivre un confinement inspire des textes aussi sensibles (‘du sourire à le moue ),alors …ça vaut le coup

    Bravo !

  • Oranne Mounition dit:

    Bonjour Serge et Catherine,
    Superbe idée ces écritures collectives qui font sens aujourd’hui et feront davantage sens demain…

  • vervier danielle dit:

    Un dernier repas joyeux avec des amis quelques jours plus tôt et puis un au revoir qui espérait ne pas être un adieu … des jours d’angoisse absolue, la peur de ne plus revoir les siens. Une maison vide, sans rires et sans cris …
    Le repli vers le jardin où le soleil m’a souvent réchauffé le coeur et puis les fleurs aussi et les conversations animées de mes jeunes voisins étudiants, les pleurs d’un enfant, un chien qui aboie et la vie qui continue malgré tout … un bon livre surtout pour oublier le quotidien, toutes ces horribles images qui m’assaillent chaque jour via la TV : la tristesse partagée de toutes ces personnes âgées emprisonnées dans leurs résidences, la détresse respiratoire et la douleur des malades et surtout l’impuissance des proches, des médecins, le monde qui perd ses repères et qui chavire, le temps qui s’écoule de façon lente et monotone. Que des incertitudes, ne plus savoir que croire, sur qui compter, je me sens si démunie, je ne comprend plus. On se soucie des autres, des gens qu’on aime, des plus faibles, le téléphone sonne sans cesse, heureusement qu’il est là et puis il y a internet ! Ouf ! Des jeunes bienveillants vous demandent s’ils peuvent vous aider, faire une course, la solidarité s’installe … Et puis le couperet tombe, un de vos proches tombe malade, vous ne comprenez pas pourquoi, pourtant toutes les précautions et les distanciations préconisées ont été prises, je m’interroge, peut-être en allant faire ses courses, l’unique sortie ? ou alors un enfant a-t-il ramené le virus de l’école et était il porteur sans le savoir ? Je m’interroge, je m’inquiète surtout ! Trois semaines au lit avant de pouvoir se lever, pourvu qu’une hospitalisation ne soit pas nécessaire ! Et puis petit à petit elle se rétablit mais la forme n’y est plus, il reste des séquelles ! Heureusement que je ne l’ai plus côtoyée ! Peur des autres, de ceux qu’on aime et pourtant on a tellement envie de les voir, de les serrer dans nos bras, c’est étrange et interpellant. Mais je n’ai plus une bonne santé et puis je suis déjà âgée, je sais que je suis particulièrement vulnérable, je sais que mes enfants s’inquiètent pour moi, ils me disent de ne surtout pas sortir. Je les rassure, j’ai peur, ils sont si loin et pourtant si près de moi par le coeur et les pensées. Quand tout cela finira-t-il ? Le fils le moins éloigné se propose de faire mes courses, j’accepte avec joie et je l’en remercie. Il y a aussi le problème des factures qui s’accumulent, j’allais encore toujours les payer à la banque, il va bien falloir se résoudre à les payer par PC banking! Et zut, un stress en plus, je me méfie !
    Et puis une lueur d’espoir, les statistiques sont meilleures, je n’en ai pas fait partie ! Ouf, Dieu soit loué! Je vais bientôt pouvoir revoir les proches, les amis que j’aiment et ma vie reprendra son sens. Une première visite, oui c’est gagné pour cette fois, je vais m’en sortir ! Mes petits enfants n’ont pas changé, juste un peu grandi, ils sont un peu plus réservés, les parents leur ont fait passé la consigne, on n’embrasse pas mamy, on reste à distance! J’attends de pouvoir reprendre mes activités, de faire ce que j’aime, les sorties au théâtre au cinéma … mais je resterai patiente !
    Pourvu que tout ceci ne soit qu’un mauvais rêve et que le cauchemar ne recommence jamais. Mais j’ai perdu un peu de mon optimisme et si justement, comme on le craint tout recommençait ? Toujours de la colère à présent contre les gens qui ne respectent pas les autres, qui se conduisent de façon désinvolte et égoïste comme si tout cela n’avait pas vraiment existé ou si cela ne les concernait pas ! Mais je reste vigilante, je n’oublie pas et n’oublierai jamais !

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