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Le premier homme par Albert Camus

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Le premier homme par Albert Camus


4 janvier 1960 : Camus s’écrase en voiture contre un arbre. Le manuscrit du « Premier Homme », inachevé, en désordre sur le fauteuil arrière. Sa fille le fait éditer en 1994.
Stupeur : à la lecture on ne reconnaît pas la philosophie qui imprégnait l’œuvre de l’auteur : cet existentialisme très personnel qui apparaît si fort à la lecture de « La Peste » ou de « l’ étranger ».
Extrait de l’étranger : « Aujourd’hui, ma mère est morte. Ou peût-être hier, je ne sais pas. »
Olivier Todd, biographe dont on connaît l’intégrité, nous décrit un Camus, nobélisé, au sommet de sa gloire, dans la force de l’âge, et qui, peu avant sa mort, éprouve un sentiment de lassitude, de déprime…
Cette vision rationnelle et froide de L’existence prônée comme une qualité intellectuelle, à l’époque, est-elle trop lourde à supporter ?
L’auteur veut-il retrouver sa voie d’homme de cœur ? d’homme tout simplement.
Le tournant est radical : dans son style parfait, il nous décrit l’histoire de sa pauvre lignée, émigrée en Algérie Française à l’aube du 20ième siècle, la force de ce « premier homme » que fût son père : pauvre, illétré, sans références historiques, sans racines, chair à canons durant le premier conflit mondial ; premier, fragile et fort.
L’émotion de Camus est là en permanence : il nous dit toutes les raisons qu’a un fils d’être fier de son père et de rendre hommage à ce souvenir et à son enfance à Alger.
Extrait du « Premier Homme » : c’est à ce moment là qu’il lut sur la tombe de son père…1885-1914…29 ans. Soudain une idée le frappa qui l’ébranla jusque dans son corps. L’homme enterré sous cette dalle…son père, était plus jeune que lui. »
Bonne lecture.

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Un SuperBouquin de Simone Sanchis

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