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Club de lecture – Lundi 11 mai 2026 de 14h à 15h30

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Club de lecture

Lundi 11 mai de 14h à 15h30

Le club de lecture se réunit tous les mois pour échanger des suggestions de lectures, des compte-rendus, des coups de cœur et des lectures d’extraits… Retrouvez ces livres et vérifiez leur disponibilité dans notre catalogue.

Compte-rendu du 13 avril 2026

Le visage de la nuit / Cécile Coulon
C’est l’histoire d’un enfant de 7 ans, défiguré à la suite d’une forte fièvre, abandonné par son père qui ne peut supporter une telle horreur, et qui est recueilli par un curé et une institutrice aveugle. Mais à condition de ne jamais se montrer à quiconque, parce que cela engendrerait de la violence dans le village. L’enfant (dont on ne saura jamais le nom) est instruit avec bienveillance et grandit dans la solitude. La nuit, il explore les bois, les campagnes, on plonge avec lui dans les mystères de la forêt, et on s’émeut avec lui devant un oiseau mort, quand il lui redonne sa beauté et découvre ainsi, sans le savoir, son futur talent d’embaumeur. Adolescent, il s’aventure de plus en plus loin, jusqu’au moment où… évidemment, il se rend compte qu’il n’est pas seul sous les rayons de lune. Se révèle alors à lui l’émotion d’une rencontre… Suspense !!! C’est un conte envoûtant, où l’horreur côtoie la lumière, où le macabre côtoie la poésie, où le laid devient beau. Une écriture puissante. (présentés par Anne)

Il reste la poussière / Sandrine Collette
Dans les steppes de Patagonie, on suit une famille, la mère et quatre garçons, qui vivent, tant bien que mal, de l’élevage de centaines de bœufs et de moutons. La mère gère le travail d’une main de fer, sans aucune compassion pour ses fils qui se tuent au travail. Les deux grands, des jumeaux à peine adultes sont solidaires et costauds, mais méprisants et cruels. Après ces brutes, il y a un garçon qu’ils appellent « le débile », un gamin pas très futé, qui bégaie, comme s’il avait vu une nuit ce qu’il n’aurait jamais dû voir et qu’il doit taire à tout prix. Le quatrième fils, né quelques années après, appelé « le petit », est le souffre-douleur, martyrisé par les jumeaux. Comme la mère ne lui apporte aucune protection, il se réfugie dans la crinière de son cheval ou près de son chien. On verra que lui seul sera capable d’un peu d’humanité dans cette vie où règne la terreur. Les seuls moments qui unissent ces quatre frères, ce sont les chevauchées endiablées pour rassembler les troupeaux, dispersés sur des centaines d’hectares. Un roman noir, où l’on sent la rudesse des grands espaces, la haine et la violence familiale mais où le suspense reste présent tout le long parce qu’on se demande comment va éclater ce huis-clos infernal… et l’issue est géniale ! (présentés par Anne)

Je voulais vivre / Adélaïde de Clermont-Tonnerre
Nous avons tous lu « les trois Mousquetaires » dans notre jeunesse : l’intrépide d’Artagnan, les flamboyants Athos, Porthos et Aramis, et l’abominable Milady. Idée originale de l’auteur : nous raconter l’histoire selon le point de vue de Milady. Sans doute n’est-elle pas sans reproche, sans doute est-elle une manipulatrice hors pair, mais… avec fougue, l’autrice se glisse dans les silences laissés par Dumas pour nous faire un tout autre portrait, que je vous laisse découvrir ! J’ai été emportée par ce roman, qui reprend le rythme à bride abattue cher au récit de Dumas, et nous conduit un peu partout sur les traces de Milady, tour à tour femme fatale, espionne de haut vol, menteuse, mais aussi femme fragile et blessée, dévorée par le désir de vengeance. Seul inconvénient de ce superbe roman : il m’a donné l’envie de relire les Trois Mousquetaires, près de mille pages dans sa version originale ! (présenté par Thérèse)

Voyage en Iran en attendant l’Imam caché / Nedim Gürsel
L’écrivain est Turc. Il a enseigné et vit en France. Ce livre est traduit du turc. C’est un voyage à travers l’Iran. Chaque ville étape est décrite par un monument. Pour chacune d’elles, il fait référence à un écrivain iranien célèbre dans son pays, et parfois ailleurs, comme Omar Khayyâm, et insère des extraits de ceux-ci dans le récit. En même temps, il livre des informations sur l’histoire de l’Iran et son présent. Outre les écrivains iraniens, il parle aussi du livre de Delphine Minoui : « Je vous écris de Téhéran ». Il évoque aussi le voyage de Pierre Loti en Iran qui voyagea dans d’autres conditions que lui. Ce livre ainsi que les notes de la fin du livre sont très instructifs sur l’histoire de l’Iran et ses grands romans, et écrivains anciens, qui sont fondateurs de la culture iranienne. (présenté par Françoise)

Poil de Carotte / Jules Renard
Son grand frère s’appelle Félix, sa sœur s’appelle Ernestine, et lui on l’appelle Poil de Carotte, sans vraiment se souvenir de son prénom. C’est un garçon original. Sa mère, la légendaire Madame Lepic, est dénigrante et piégeuse à son égard. Elle est mauvaise et son mari ne l’aime pas. Son père prône l’égalité entre ses trois enfants. Il est sentencieux et maladroit, et jamais aussi tendre envers son fils que dans ses billets. Ils vont à la chasse ensemble. Poil de Carotte est contrarié dans cette vie que sa mère et les rituels familiaux, à table par exemple, compliquent à chaque pas. Mais il a du répondant, il subit les travers de sa mère, et il les prévoit avant, il s’y adapte après, quitte à lui tendre la joue pour qu’elle le gifle. Il sait aussi profiter des plaisirs de sa petite vie, comme la baignade, et même celui de tuer les animaux. Puis arrive le jour où il osera lui dire non, et celui où il dira à son père « je n’aime plus maman ». Son père lui dira « moi non plus je ne l’aime pas ». Monsieur Lepic aime son fils, mais il ne s’en occupe guère, courant toujours la prétentaine pour des raisons d’affaires. Heureusement, « Quelquefois madame Lepic permet à Poil de Carotte d’aller voir son parrain et même de coucher avec lui. C’est un vieil homme bourru, solitaire, qui passe sa vie à la pêche ou dans la vigne. Il n’aime personne et ne supporte que Poil de Carotte. » (présenté par Jean-Jacques)

Le Japon éternel / Amélie Nothomb
Le livre est très bien documenté et illustré tout en noir et blanc. Il est organisé par thèmes. 1) La voie des Kami : c’est-à-dire la croyance dans les esprits que l’on retrouve dans l’eau, la pierre, la nature et sa beauté faisant référence à Dieu. La purification dans les rites du Shinto (sanctuaire) a lieu deux fois par an au Japon par des prières, offrandes, pour se délivrer des impuretés afin d’être bien et plein de vie. 2) La voie du Bouddhisme, la réincarnation en différents êtres vivants : par la délivrance, par la méditation, par compassion afin d’aider l’humain à ne plus souffrir ; par le Zen, l’accueil du présent ; par le Haïku, poème japonais où on célèbre quelque chose. 3) La voie du Guerrier : les samouraïs sont des professionnels armés contrôlant les terres des seigneurs fortunés et la production du riz. Ils donnent leur vies pour servir le seigneur (guerres féodales). Plus tard, en période de paix, la création d’armures, sabres, lames n’ont pas la vocation d’être utilisées pour tuer mais dans un but de beauté, de luxuriance. 4) La voie de l’élégance : écoute des fragrances, encens, senteur. Le surnaturel et le fantastique dans la littérature japonaise. Beaux témoignages denses d’Amélie Nothomb sur la culture japonaise. Elle a vécu longtemps au Japon et s’en trouve imprégnée… (présenté par Geneviève)

 
Rendez-vous à la bibliothèque lundi 11 mai et 15 juin de 14h à 15h30.

Vous êtes bienvenu(e)s même si vous n’avez pas de livre à présenter, à bientôt et bonnes lectures !

Anne-Françoise et Edith


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