Club de lecture – Lundi 12 octobre 2026 de 14h à 15h30
Club de lecture
Lundi 12 octobre de 14h à 15h30
Le club de lecture se réunit tous les mois pour échanger des suggestions de lectures, des comptes rendus, des coups de cœur et des lectures d’extraits… Retrouvez ces livres et vérifiez leur disponibilité dans notre catalogue.
Compte-rendu du 21 septembre 2026
Ici, pas d’enquête policière, pas de charmant inspecteur Kaga. Un jour, le narrateur est contacté par son ancienne petite amie, Sayaka, dont il n’a plus de nouvelles depuis des années. Elle lui demande de l’aider à découvrir une mystérieuse maison, dont son père lui a donné la clé et les coordonnées avant de mourir. Elle lui confie aussi n’avoir absolument aucun souvenir de sa petite enfance. Ils vont donc partir à la recherche de cette maison, et découvrir que la vie semble s’y être figée brutalement il y a 23 ans. Au cours de leurs investigations, ils vont peu à peu comprendre qu’un drame s’est déroulé jadis. Pas de maison hantée, pas de cadavres dans les placards, encore moins d’esprits maléfiques, mais l’atmosphère est inquiétante, on est en permanence sur le qui-vive, en attente de la résolution de l’énigme, qui permettra peut-être à Sayaka de retrouver la mémoire. Excellent suspense ! (présenté par Thérèse)
Fauves / Mélissa Da Costa
Tony, 17 ans, s’enfuit de chez lui pour échapper à la violence de son père et se retrouve finalement embauché dans la troupe d’un cirque. Il y découvre petit à petit un travail dur mais motivant, une vie de famille avec ses conflits, ses rivalités, ses connivences, et dans le contact avec les fauves il fait l’expérience de la tendresse, mêlée de violence. C’est un roman plein de rebondissements, dur et puissant, haletant. Autant « Tout le bleu du ciel » était dans le silence et la délicatesse, autant « Fauves » est dans la brutalité, la violence, la sensualité, la passion. C’est une lecture où tous les sens sont en éveil : ça sent le fauve, la sueur et le sang, on vibre à l’effervescence du spectacle, on tremble avec les dresseurs et les relations au sein de la troupe sont elles aussi vécues dans une tension extrême… y compris la passion amoureuse, brutale et douloureuse. Des questions fondamentales sont posées au travers du suspense : quelle est la place des femmes dans ce milieu très traditionnel ? quelle est leur liberté ? Est-ce que la violence du père se transmet inexorablement au fils ? qui est le fauve, l’homme ou la bête ? qui est le dominant ou le dominé ? Un roman très très fort !!! (présenté par Anne)
Herbier du souvenir / Jean-François Beauchemin
Après « Le Roitelet », où il racontait la relation très forte qu’il avait avec son frère schizophrène, J-F Beauchemin nous relate ici son « chagrin apaisé”, deux ans après le décès de celui-ci. Comme la page d’un herbier, chaque chapitre est très court et rapporte le souvenir de son frère, une réflexion sur la mort, la vie de tous les jours, la nature… Son langage est plein de simplicité, de douceur, de délicatesse. Son style est poétique, contemplatif, apaisant. C’est beau et lumineux. (présenté par Anne)
La passeuse d’histoires / Sejal Badani
Roman passionnant à deux voies : Jaya, l’héroïne qui va en Inde sur les traces de sa maman, et Amisha, sa grand-mère. Jaya est en pleine déroute à la suite de plusieurs fausses couches. Elle décide de partir dans la province du Madhya Pradesh à la recherche de ses racines et d’essayer de comprendre pourquoi sa maman se comporte aussi froidement et de manière si détachée avec elle, sa fille unique. L’enterrement de son grand-père est l’occasion de s’y rendre puisque sa maman n’y va pas. Sur place, elle rencontre Ravi, un intouchable, fidèle serviteur et ami de sa grand-mère qui lui révèle l’histoire de cette femme de devoir envers ses enfants et qui a été amoureuse d’un soldat anglais. L’histoire est très bien menée. Elle permet aussi de découvrir les mœurs indiennes sous la domination anglaise. (présenté par Françoise)
La Fugue / Aurélie Valognes
Le livre raconte un nouveau départ, celui d’une femme dont les enfants ont grandi et quitté la maison, celui d’une femme qui ne supporte plus les remarques désobligeantes de son mari. Elle s’en va dans le Finistère et rencontre d’autres femmes, toutes différentes, toutes avec leur histoire et leurs secrets. Au fil des pages on se laisse embarquer dans la vie d’Inès avec son apprentissage de la solitude, avec ses rencontres aussi et avec l’évolution de sa relation avec sa mère. C’est une histoire de femmes, d’amitiés entre femmes. Les hommes sont les grands absents et personnellement je l’ai regretté. Un roman tout en douceur. Pas un grand coup de cœur.
Son odeur après la pluie / Cédric Sapin-Defour
C’est une histoire d’amour, l’amour qui unit un chien et son maître. L’histoire d’une rencontre, des liens qui se tissent, d’une réflexion sur la vie : « seul le présent compte ». Treize années d’intimité, cette histoire universelle m’a profondément touchée. Livre intense qui aborde aussi le thème du deuil… tout à la fin du livre heureusement ! (présentés par Odette)
La promesse de l’aube / Romain Gary
À l’aube de la vie, le narrateur se fait une promesse : ces années qui l’attendent, il les déposera aux pieds de sa mère pour réparer toutes les souffrances qu’elle a endurées. Il tâchera de combler tous ses désirs et de compenser par la gloire les humiliations que cette Russe immigrée, seule et sans un sou, a dû subir pour pouvoir déposer avec fierté, tous les jours, le bifteck du déjeuner dans l’assiette de son fils unique et adoré, ne se réservant que le gras de la cuisson. Avec admiration, humour et lucidité, ce fils fait le récit de leur parcours de la Pologne à la France. Gary nous livre à travers son roman d’inspiration autobiographique, un récit particulièrement réussi, tant par le style que par les événements historiques décrits. Ce cri d’amour est tour à tour décrit avec fantaisie, cynisme, admiration et cocasserie. Un véritable plaisir de lecture. (présenté par Edith)
Un abri de fortune / Agnès Ledig
Avec un peu d’amour, on fait de grandes choses. En deux années, mes voisins ont transformé cette bâtisse vosgienne à l’abandon en refuge. Du haut de mon banc et de mon grand âge, je viens chaque jour guetter les changements. Les trois premiers locataires sont aussi cabossés que moi. Un homme qui se remet d’un geste irréparable, une gamine fragile comme un moineau et une femme camouflant la misère sous sa légèreté. Je savais qu’au contact des arbres, des bêtes et du jardin, ils allaient oublier leurs peines et s’offrir un nouveau destin. Quand ils ont fait cette découverte dans les taillis et qu’ils se sont mis à remuer le passé, je me suis demandé jusqu’où tout ça allait les mener. Eh bien, vous allez être sacrément surpris… Jean. Installée en lisière de forêt, Agnès Ledig puise son inspiration dans la biodiversité, convaincue des bienfaits de la nature sur les émotions humaines. Avec la sensibilité qui confère à son écriture une force rare, elle nous invite ici à revenir aux sources du vivant. (présenté par Anne-Françoise)
Les yeux de Mona / Thomas Schlesser
Mona et son grand-père vont sillonner le Louvre, Orsay et Beaubourg durant 52 semaines. Ensemble, ils vont s’émerveiller, s’interroger devant tableau, sculpture de grands artistes du 16ème siècle à nos jours. En passant par Botticelli, Vermeer, Goya, Courbet, Claudel, Kahlo ou Basquiat, découvrons aussi un pan de l’histoire de l’art… Ce qui reste. Bernhard Schlink. Superbe roman. Ce qui reste après la mort, l’amour donné des vivants aux vivants. (présentés par Geneviève)
Les orphelins de l’aurore / Éric de Kermel
Placé dans un orphelinat à sa naissance, Paul ne sait rien de ses origines. Son seul indice est l’étrange marque qu’il porte dans le bas du dos : « 0/XY ». À l’âge adulte, devenu pilote, il mène une existence sans attaches, rythmée par les escales et les amours sans lendemain – comment se construire quand on ignore d’où l’on vient ? Mais son passé le rattrape lorsqu’il reconnaît les mystérieux symboles sur le dossier d’un grand généticien qui vient de mourir : l’énigme de sa naissance serait-elle liée à un secret bien plus ancien, bien plus vertigineux encore ? Du Brésil à la Tanzanie, de la Haute-Provence au monastère de la Grande Chartreuse, Paul s’élance à la recherche des pièces manquantes de son histoire… Sur un tempo endiablé, digne des meilleurs récits d’aventures, Éric de Kermel nous emporte dans une (en)quête initiatique haletante. En passant au-dessus de quelques idées scientifiques un peu farfelues, je me suis laissé imprégner par ce roman que j’ai trouvé imprégné de beaucoup d’humanité et porteur de nombreux messages positifs. (présenté par Gérard)
Rendez-vous à la bibliothèque lundi 12 octobre, 16 novembre et 14 décembre de 14h à 15h30.
Vous êtes bienvenu(e)s même si vous n’avez pas de livre à présenter, à bientôt et bonnes lectures !




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